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Consommation électrique d’une caméra de surveillance : de 3 à 15 W, mais quel coût sur un an ?

Élise Perraudin 7 min de lecture
Quelle est la consommation électrique d' une caméra de surveillance, coût annuel en kWh et €

Une caméra de surveillance grand public consomme généralement 3 à 15 W en fonctionnement, selon son équipement et son usage. Alimentée en permanence, une caméra de 5 W représente environ 44 kWh par an, soit 11 € avec un prix hypothétique de 0,25 €/kWh. La vision nocturne, les périodes de veille et les équipements associés peuvent toutefois modifier sensiblement ce bilan.

De quelques watts à la facture annuelle : les repères utiles

La puissance n’est pas identique pour toutes les caméras. Un petit modèle intérieur sans moteur demande moins d’énergie qu’une caméra extérieure avec éclairage, suivi automatique et zoom motorisé. Les valeurs suivantes sont des ordres de grandeur, à vérifier sur la fiche technique du modèle envisagé.

Calculer la consommation électrique de vos caméras

Saisissez vos hypothèses pour estimer la consommation et le coût de votre installation de vidéosurveillance.

Caméras

Valeur comprise entre 0 et 24 heures.

Équipements annexes et tarif

NVR, switch PoE, disque dur ou autres équipements, cumulés.

Résultats estimés

Par jour

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À savoir : la consommation mensuelle est calculée comme un douzième de la consommation annuelle. Les valeurs nominales peuvent différer de la puissance réellement mesurée, selon les conditions d’utilisation et les équipements.
Type d’équipementPuissance indicative en fonctionnementCe qui fait varier la consommation
Caméra intérieure basique3 à 5 WConnexion, traitement vidéo, infrarouge
Caméra extérieure filaire6 à 12 WVision nocturne, éclairage et fonctionnalités
Caméra motorisée PTZ ou haute définition10 à 18 W, parfois davantageMotorisation, zoom, suivi et projecteurs

Les watts (W) expriment la puissance électrique à un instant donné. Les kilowattheures (kWh) mesurent l’énergie consommée pendant une durée : c’est cette quantité qui est facturée. Une caméra de faible puissance peut donc consommer une quantité notable d’électricité lorsqu’elle reste alimentée 24 h/24.

Attention à l’étiquette du bloc secteur : une alimentation indiquant 12 V et 1 A peut fournir jusqu’à 12 W, mais cela ne signifie pas que la caméra absorbe constamment cette puissance. Cherchez plutôt les mentions « consommation typique », « puissance maximale » et, lorsqu’elle existe, « puissance en veille ».

Calculer les kWh et les euros sans confondre les hypothèses

Le calcul pour une caméra allumée 24 h/24

Pour une puissance constante, la formule est simple : consommation annuelle = puissance en W × 24 × 365 ÷ 1 000. Multipliez ensuite le résultat par votre prix du kWh, taxes comprises. Le tableau ci-dessous utilise un tarif purement illustratif de 0,25 €/kWh, et non une offre d’électricité en vigueur.

Infographie sur la consommation électrique d'une caméra de surveillance en watts, kWh et coût annuel
Infographie sur la consommation électrique d’une caméra de surveillance en watts, kWh et coût annuel
Puissance moyenneConsommation annuelleCoût annuel à 0,25 €/kWh
5 W43,8 kWh10,95 €
10 W87,6 kWh21,90 €
15 W131,4 kWh32,85 €

À 10 W constants, cela représente 0,24 kWh et 0,06 € par jour. Sur un mois de 30 jours, comptez 7,2 kWh et 1,80 €. Pour adapter ces montants, reprenez le prix du kWh figurant sur votre facture ; l’abonnement n’est pas un coût supplémentaire propre à la caméra.

Le calcul avec veille et périodes actives

Lorsque la puissance varie, additionnez les consommations de chaque phase. Par exemple, une caméra consommant 10 W pendant 4 heures et 7 W pendant les 20 heures restantes utilise (10 × 4 + 7 × 20) ÷ 1 000 = 0,18 kWh par jour, soit 65,7 kWh par an. Cet exemple montre qu’une veille relativement élevée limite les économies.

Ne confondez pas « absence d’enregistrement » et « sommeil profond ». Une caméra branchée peut continuer à analyser l’image et à maintenir sa connexion même lorsqu’elle ne sauvegarde aucune vidéo. Une caméra sur batterie conçue pour se réveiller à la détection fonctionne différemment.

Wi-Fi, PoE, 4G ou solaire : comparer des usages équivalents

Le type de connexion ne suffit pas à classer les caméras par consommation. Une caméra Wi-Fi n’est pas automatiquement plus gourmande qu’une caméra filaire, ni plus sobre parce qu’elle est « sans fil ». Cette expression peut désigner uniquement la transmission des images, avec une alimentation secteur toujours nécessaire.

  • Filaire et PoE : le PoE transporte l’alimentation et les données dans le câble réseau. Son bilan doit inclure les pertes d’alimentation et la consommation propre du switch ou de l’injecteur.
  • Wi-Fi : comparez la puissance réelle, les fonctions actives et le mode de veille, plutôt que la seule présence d’une liaison radio.
  • 4G : les transmissions mobiles et la qualité de réception influencent l’autonomie. Le forfait de données constitue une dépense distincte de l’électricité.
  • Batterie : la consommation est décalée vers les recharges. Une recharge sur secteur utilise bien de l’électricité, même sans branchement permanent.
  • Solaire : la caméra consomme de l’énergie, mais peut fonctionner sans prélèvement sur le réseau si le panneau couvre ses besoins.

Pour un emplacement isolé, le solaire évite surtout de tirer une alimentation. Vérifiez l’exposition du panneau, les ombres et les besoins en hiver : un bilan satisfaisant en été ne garantit pas une autonomie annuelle. Des déclenchements fréquents ou des consultations vidéo prolongées peuvent imposer des recharges d’appoint.

Avant l’achat, comparez aussi le service rendu. Un modèle sur batterie privilégiant les séquences courtes à la détection n’est pas nécessairement adapté à un commerce exigeant un enregistrement continu. L’économie doit rester compatible avec la couverture recherchée.

La nuit et les équipements annexes changent le bilan

Les LED infrarouges et les projecteurs augmentent la puissance lorsqu’ils s’allument. La motorisation PTZ, le suivi automatique et l’audio peuvent également provoquer des variations. Une résolution supérieure sollicite le traitement vidéo et peut accroître les besoins de transmission et de stockage, sans permettre à elle seule de prédire les watts consommés.

Pour plusieurs caméras, additionnez leurs puissances moyennes, puis celles des appareils dédiés. Exemple hypothétique : quatre caméras de 5 W et un enregistreur avec disque dur consommant 15 W représentent ensemble 35 W, soit 306,6 kWh par an. À 0,25 €/kWh, le coût atteint 76,65 €, hors autres équipements.

Le NVR, le DVR, le switch PoE et une éventuelle centrale d’alarme doivent donc être examinés séparément. Ne comptez pas deux fois l’énergie des caméras si vous mesurez déjà toute l’installation à la prise. Pour une box Internet utilisée indépendamment de la vidéosurveillance, distinguez sa consommation existante de celle d’un routeur ajouté uniquement pour les caméras.

Le stockage cloud ne supprime pas les besoins énergétiques : la caméra transmet toujours les images et des serveurs distants les conservent. Leur électricité ne figure toutefois pas directement sur votre facture domestique ; l’abonnement cloud relève d’un autre poste de dépense.

Réduire la consommation sans créer d’angle mort

Commencez par mesurer plutôt que désactiver des fonctions au hasard. Un wattmètre branché entre la prise et l’alimentation permet de relever les kWh sur plusieurs journées, en incluant les nuits. Pour une installation PoE, mesurez l’ensemble à son alimentation ou utilisez les indications du switch, en vérifiant ce qu’elles incluent.

Pensez à la détection comme à un filtre de pertinence : cadrer uniquement le passage utile et exclure une route fréquentée ou des branches mobiles évite des réveils, éclairages et transmissions inutiles. Cette sélection peut améliorer l’autonomie d’un modèle sur batterie tout en rendant les alertes plus exploitables. Vérifiez ensuite qu’une personne approchant réellement reste bien détectée.

  • Réglez les projecteurs : privilégiez un allumage sur événement si l’éclairage permanent n’est pas nécessaire.
  • Adaptez la vidéo : conservez une définition permettant l’identification attendue, sans choisir systématiquement le maximum.
  • Limitez les réveils inutiles : ajustez les zones et la sensibilité de détection, puis testez les accès surveillés.
  • Programmez avec prudence : n’interrompez la surveillance que pendant des périodes réellement sans besoin de protection.

Enfin, mesurez à nouveau après réglage. Sur une caméra secteur restant active en permanence, enregistrer seulement les mouvements peut surtout réduire le stockage, avec un gain électrique limité. Sur un modèle capable de dormir entre deux événements, le bénéfice peut être bien plus important.

Élise Perraudin

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